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Σταύρος Καλεντερίδης 7 Δεκεμβρίου 2019

Néa Dimocratia  a trompé les Grecs expatriés

Néa Dimocratia  a trompé les Grecs expatriés

Stavros Kaléndéridis

Notre pays souffre d’une maladie chronique qui s’appelle « Constitution de la Grèce ». Celle-ci se trouve au centre de tous les problèmes et aventures que nous vivons aujourd’hui. Tous les gouvernements, les uns après les autres, dans un but de manipulation, ont cherché à réformer la constitution antidémocratique du pays sous le prétexte qu’ils veulent la rendre « plus démocratique ». En réalité ils ne font que « rafistoler » un texte juridique inqualifiable rédigé en 1975 qui détruit le pays et la démocratie.

Un nouvel épisode pitoyable s’est déroulé récemment lorsque le gouvernement « Bleu » de  Néa Dimokratia s’est proposé de réformer la constitution. Dans un premier temps, les maîtres à penser politiques se sont préoccupés de la question « majeure » du mode d’élection du Président de la République, question sans importance d’une institution qui coûte trop cher au contribuable. Ce débat a occupé assez longtemps le débat entre les partis à des fins peu avouables.

Par la suite les « Bleus » ont cherché à renforcer la bureaucratie pléthorique en renforçant et en multipliant les autorités « Indépendantes » qui n’ont rien d’indépendant dans la mesure où elles sont au service des oligarchies tout en rendant la vie du citoyen plus difficile. Ainsi Néa Dimokratia produit ce qu’elle sait faire depuis longtemps : elle renforce le fléau de la bureaucratie et de l’immobilisme politique tout en créant des emplois pour leur clientèle.

Le summum de cette réforme fut l’escroquerie aux dépens des Grecs expatriés. Le gouvernement a essayé sans aucune décence de tromper les citoyens vivant hors du territoire national en prétendant qu’il leur assurait la participation aux élections nationales. Mais en même temps les conditions très strictes qui accompagnaient l’inscription sur les listes électorales (avoir vécu en Grèce les 35 dernières années) excluaient une grande partie des citoyens vivant à l’étranger. De fait ils ont donné le droit de vote aux citoyens Hellènes qui ont émigré, victimes de la misérable politique gouvernementale des trente dernières années et des mémorandums qui ont conduit le pays à la faillite. Ils ont eu le culot de s’adresser aux jeunes gens qui se sont exilés à cause de leur gouvernance et tout en présentant leur action comme un acte de générosité.

Et la cerise sur le gâteau est l’augmentation des députés « nationaux » de 12 à 15. Ces « députés » ne sont pas élus démocratiquement mais proposés par les partis politiques. On peut en citer certains d’entre eux qui se sont avérés particulièrement nuisibles pour le pays et la démocratie. Cette réforme scélérate de Néa Dimokratia attribue ces trois nouveaux sièges à des personnes qui ne seront pas élues mais nommées par l’ordre établi des partis.  Si nous ajoutons aux 15 députés « nationaux » les 50 députés « bonus » du premier parti gagnant, nous arrivons au chiffre démentiel de 65 députés qui ne sont pas élus directement ou indirectement par les citoyens. Par ce procédé totalitaire, un député sur six n’est pas élu mais nommé par les barons des partis.

Chacun peut maintenant comprendre l’orientation oligarchique et autoritariste du parti au pouvoir qui conduit le pays vers une déchéance et à l’abolition progressive du principe même de l’ élection.

L’identification des « Bleus » avec le totalitarisme et l’autocratie est toujours d’actualité.

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