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Γαλλία , Καύκασος 6 Οκτ 2011

Sarkozy en visite dans un Caucase divisé

Sarkozy en visite dans un Caucase divisé

Le chef de l’État entame une tournée en Arménie, en Azerbaïdjan et en Géorgie.

Rien de plus prévisible, a priori, que cette visite de Nicolas Sarkozy en Arménie, en Azerbaïdjan en en Géorgie : vingt ans tout juste après l’indépendance arrachée par les confettis de l’empire soviétique, le moment est venu de célébrer la marche en avant d’un Caucase qui est monté dans le train de l’économie globale. La France, qui y a des marchés à prendre dans la région
(transports, télécommunications…), est d’autant plus attendue, affirme-t-on à l’Élysée, que ces trois pays, par-delà leurs différences, «partagent un sentiment d’isolement», legs de leur histoire, de leurs ressentiments mutuels, et de leurs vieux conflits «gelés», comme au Nagorny-Karabakh, enclave arménienne en Azerbaïdjan. Dans ce contexte, «la France est considérée comme un interlocuteur de confiance», ajoute-t-on.
Rien de plus naturel, donc, pour Nicolas Sarkozy de venir à Erevan, accompagné comme il se doit de Charles Aznavour, qui était également présent lors de la visite de Jacques Chirac en 2006.

«Prendre le risque de la paix»
Rien de plus logique, aussi, pour Nicolas Sarkozy que de revenir à Tbilissi, en Géorgie. Il s’y était rendu brièvement à deux reprises, en août et septembre 2008, en pleine crise russo-géorgienne. On ne manque pas de rappeler, dans l’entourage présidentiel, que «c’est l’intervention de Nicolas Sarkozy qui a permis d’arrêter les combats alors que les chars russes se trouvaient à 40 kilomètres de la capitale». Le chef de l’État ne manque jamais d’y faire référence comme l’un des succès diplomatiques du quinquennat.
Trois semaines après sa visite surprise à Benghazi, le chef de l’État prendra la parole sur la place de la Liberté, au cœur de Tbilissi, pour appeler les Géorgiens à se tourner résolument vers un «avenir de paix», comme il le fit le 15 septembre devant les Libyens. Passant par l’Arménie, Nicolas Sarkozy se devait de faire étape en Azerbaïdjan. Il déjeunera vendredi avec le président Ilham Aliev et posera la première pierre du lycée français de Bakou. Il veut aussi donner un coup de pouce aux entreprises françaises, Bouygues et Alsthom d’une part, Astrium et Thales, d’autre part, en lice respectivement pour construire le métro de Bakou et vendre des satellites. Les enjeux énergétiques seront également au menu.
Évident, donc. Sauf que le Caucase reste un écheveau géopolitique complexe et imprévisible, une poudrière jamais vraiment désamorcée. En Ossétie du Sud et en Abkhazie, les stigmates du conflit de 2008 sont toujours présents : non-retour des troupes russes sur leurs positions antebellum comme le prévoyait l’accord de paix, militarisation à outrance de ces régions, obstruction aux observateurs internationaux et aux ONG. Les Géorgiens espèrent de la France des termes forts, sur leur intégrité territoriale, l’occupation des provinces «sécessionnistes», la renonciation des Russes à la force. Nicolas Sarkozy restera mesuré, engageant à la confiance tout en freinant les impatiences, soucieux de ne pas raviver le souvenir des empoignades avec les Russes. «Il ne s’agit pas de ressasser les tourments du passé mais de se tourner vers l’avenir », indique-t-on à l’Élysée. Les pourparlers sur la Géorgie à Genève n’avancent guère. Pas plus d’ailleurs que ceux du «groupe de Minsk» (coprésidé par la France, les États-Unis et la Russie) pour résoudre le casse-tête du Nagorny-Karabakh, entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Dans un entretien à l’agence arménienne Mediamax, Nicolas Sarkozy a appelé les deux pays à «prendre le risque de la paix». Des mots qu’il a aussi utilisés pour inciter Arméniens et Turcs à reprendre langue.

Πηγή: Le Figaro

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